mains_rodin

Trop d'heures creuses à combler et toujours ce sentiment de ne pas jouir du temps offert à sa capacité maximum. Se créer des urgences là ou il n'y en a pas, s'affoler pour des riens du tout, le savoir et ne pas réussir à s'arrêter tout en s'observant d'un peu plus haut. Mais qu'est ce qu'elle a?
Et à lire les autres et à en parler autour, c'est partout pareil. Pourquoi cette éternelle vocation d'abeilles? Cette quête incessante de petits devoirs insatisfaits.

Je résiste. Je me raisonne. Deux minutes et ça repart. La ronde des listes, des "à faire absolument" défile dans la tête jusqu'à repousser le sommeil trop tard. Car au jour levé, il faut poursuivre. Tout l'inachevé de la veille et ce qui sera encore en retard le lendemain.

Il est encore un peu tôt, c'est vrai. Et ce qui va suivre a déjà été posé il n'y a pas si longtemps. Et oui, plusieurs fois aussi.

Je décide de prendre une résolution. Une seule pour l'année nouvelle. Pas de blague ou de voeux en sommeil. Je me résous à achever la tache commencée, à ne pas repousser à plus tard celle qui peut se faire au présent. Et de me réjouir si une journée passe avec un mot seulement rayé sur une liste.

Je souhaite pour les 365 nouveaux jours à vivre, ne pas ressentir de peine en regardant, parfois, mes mains libres.

Mains - étude - Auguste Rodin