Interior

Peut être plus encore qu'une année d’écriture, c'est d'avoir dépassé le nombre cent qui me réjouie, et m'étonne aussi.

Des histoires, toujours basées sur du réel, le fil de mon souvenir et de mon désir, sont reliées voire personnifiées par un tableau.
Un seul, toujours, pour concentrer le sujet, pour ne pas se perdre en route. Parce que les mots ne suffisent pas, juste une représentation de ce que je ne dis pas, de ce qui est parfois impalpable.

L'anonymat me permet d’écrire. Je n'ai pas grand chose à cacher, mais il me semble que me dévoiler ferait fondre mes effets. Et teinterait votre lecture d'une couleur peut être fanée. Je n'en dis que peu, souvent discrètement, ne m'en veuillez pas, c'est mon paravent. De savoir mon nom, ma profession n'ajouterait rien ou si peu.

Nous en savons déjà tellement, je ne souhaite pas surcharger votre passage sur cette toile. Juste un peu de rêverie, d'interrogation, de sourire je l’espère aussi.

Un billet pour ne rien dire de plus que j'aime écrire ici. Que vos avis, quel qu'ils soient sont toujours les bienvenus. Que j'espère pour en recevoir encore de savoir raconter plus. Tant de gens connus, tant de moments à  retranscrire... Toute la vie à décrire dans ses beaux et mauvais jours.

Un billet en plus des cents. Et si je vous contais à  présent...

Vilhelm Hammershøi - intérieur, salon avec piano et femme en noir