watts

Les souvenirs des dernières semaines passées se mélangent à ne plus trop savoir si c'était du bon ou du moins bon. Il est reste un goût étrange, un peu sucré, un peu amer qui se mélange au parfum du sapin qui se dessèche et des oranges percées de clous de girofle.

Nous avons arrêter le temps depuis les dix derniers jours et pas un d'entre nous ne regarde ni de l'heure ni du jour. Nous avons fait sonner un peu le téléphone, mais juste pour dire que nous étions cachés et que rien ne pourrait nous faire sortir.

Et puis la neige est venue. Elle nous a cueuillis comme chaque année, les joues rougies et les grosses bottes aux pieds. Les muscles se réveillent en glissant, en tirant, en soulevant. Nous sommes bien vivants. Le dehors est devenu vacances, le ciel n'est qu'une grande page bleue et tout peut y être écrit. Les têtes se vident et les coeurs se remplissent de promesses et d'envies. Il faut renier une année pour accepter la prochaine. 

Je crois que c'est fait. Il nous reste encore quelques heures pour se débarrasser des peaux mortes de l'inachevé. Bientôt tout sera à refaire, jusqu'au bout. Tous les quatres nous y parviendrons. C'est la promesse de cette année nouvelle : tout faire, tout entier. 

Et chez vous?

 

George Watts - the sower of the system