orchids-s

Cela fait quatre ans que cet espace est ouvert. C'est fou comme ça file quatre ans.

Le début a été balbutiant, mais le chemin s'est finalement assez vite dessiné. L'art et l'écriture tout deux mélangés.

Toujours l'envie d'anonymat, parce que dans le fond, cela importe peu qui je suis, quoi je fais, où je vis, où j'irai...

Ce ne sont rien que des histoires, des morceaux de vie basé sur du vrai, que je vis, qu'on m'a dit. Du vrai enrobé de mots qui doivent sonner, résonner comme il faut. Ou pas.

J'ai reçu deux-trois messages depuis le premier quartier de Lune qui s'agaçaient de ne pas comprendre. Je n'y comprend pas tout moi même, et c'est vrai qu'il faut aimer se perdre un peu pour se promener ici. Il n'y a pas vraiment de messages à faire passer ici, parfois oui quand même un peu. Mais le plus souvent, ce sont des balades, des petites coques qui vous embarquent un moment sur une onde calme ou agitée. Et la coque se brise. Voilà. Qui veut passer faire un tour, passe. Qui ne revient pas a sûrement raison.

Deux-trois messages encore pour me dire que je devrais faire de la réclame, vendre les textes, chercher les lecteurs. Je préfère laisser faire le hasard ou bien une fenêtre amie pour les faire venir ici. J'aime savoir qu'on y passe pour voir, pour revoir parfois, pour rêver peut être. Et si les chiffres ne changent pas beaucoup, ce n'est pas bien grave. Ce n'est pas le but de toute façon. Je n'ai rien à vendre, je ne parlerai pas de ma vraie vie, parce que c'est la votre. Et que les jours en sont déjà plein de la vraie vie, et que d'autres la raconte bien mieux que moi.

La distance laisse oser des échanges. Les miens sont en pointillés, question de priorité. Mais je rêve moi aussi en imaginant qui et comment vient lire et regarder sur la Lune. Et pour cela, merci.

Quatre ans, quand même, c'est fou comme ça file.

 

David Shevlino - Orchids